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Le Sutra du Cœur, le « Prajna Paramita Hridaya Sutra »

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MessageSujet: Le Sutra du Cœur, le « Prajna Paramita Hridaya Sutra » Ven 13 Juin 2014 - 13:13

Lors de son interview consignée au Hikkei, le Dr Usui donnait une précision intéressante sur sa méthode :

« Ma méthode est d'aider le corps et la conscience avec le pouvoir intuitif de l’univers ou Prajnaparamita (sagesse transcendante) dont il est fait mention au Sutra du Cœur ».

Le texte en question est au centre de la doctrine bouddhique de la vacuité pour laquelle la réalité est vacuité ou vide. Cet aspect de l’enseignement du Bouddha valorise le développement de l’intuition ou sagesse transcendante. Il est donc normal que Mikao Usui lie les deux aspects ; sachant que la doctrine du Shingon aurait eu une influence considérable sur la formulation du Reiki.

Le Professeur R. Tajima de l'université Taisho de Tokyo soulignait le caractère central de la Prajnaparamita dans le Shingon, et plus généralement l‘ésotérisme nippon :

« Le profane semble parfois nourrir l’impression que le Bouddhisme Shingon n’est qu’une autre forme de l’étrange Bouddhisme tibétain ; certains se le représentent comme un pur ritualisme basé sur de folles croyances ; d’autres comme l’interprétation mystique d’une mythologie. Mais le Mikkyo orthodoxe s’attache au contraire à considérer dans un esprit positif des faits positifs. Si on étudie en détail la pensée profonde du Dainichi-kyo (nda. le Sutra de Mahavairochana retrouvé dans le coffret testamentaire de Mikao Usui), on remarquera qu’elle est pénétrée des idées que l’on connaît par les principaux livres du Mahayana: le Sad-dharmapundarika-sutra, l’Avamtasaka-sutra, le Prajnaparamita-sutra. Le Dainichi-kyo est l’aboutissement d’une pensée religieuse dont ces sutras célèbres représentent les étapes antérieures1 ».

Voyons donc brièvement à la suite ce qu’est cette doctrine de la vacuité et la technique de sagesse qu’elle promeut ; et comment elles interviennent dans le Reiki.

Dire qu’une chose est vide ne signifie pas qu’elle n’existe pas du tout ; ce qui serait une vue nihiliste rejetée comme erronée par le Bouddha. Tout de même et pourtant, bien que cette chose existe, elle n’est pas vraiment comme nous pouvons le croire en lui attribuant une entité fondamentale ; ce qui serait une vue éternaliste rejetée également comme erronée par le Bouddha. Dire qu’une chose est vide consiste à se placer dans la voie du juste milieu enseignée par l’Eveillé, engendrant sa compréhension juste. Voici comment au travers de trois exemples simples.

Du fait de l’impermanence, une chose se recombine constamment. Cela reste vrai si nous nous plaçons du point de vue de la biologie, de la chimie ou de la Physique quantique. Par exemple, toutes les cellules de notre corps auront été remplacées par de nouvelles avant sept ans. A chaque instant, les molécules de notre corps naissent, vivent, meurent et sont remplacées par de nouvelles. Les particules et les ondes observées à l’intérieur des atomes constituant notre corps surgissent et disparaissent elles aussi. Il n’y a donc rien de fixe qui puisse être vu comme notre corps ; car notre corps est un processus, quelque chose de vide.

Autre exemple, je perçois mon sang comme rouge car cette couleur n’est pas absorbée par sa composition chimique et m’est donc renvoyée. Mon sang n’est donc pas rouge … mais, plus exactement, me renvoie la couleur rouge. Je ne percevrais que du noir ou blanc selon qu’aucune ou toutes les fréquences du spectre lumineux me seraient renvoyées. La substance de mon sang est un filtre subtil décomposant la lumière en couleurs. En poussant cette conception plus loin, de même, mon sang est quelque chose qui m’est renvoyé lorsque je contemple la réalité de ce que j’appelle mon sang. Je ne peux donc pas dire: ceci est mon sang. Il n’y a donc rien de fixe qui puisse être vu comme mon sang ; car mon sang est un processus, quelque chose de vide.

Dernier exemple, la couleur est également l’idée que je me fais d’elle. Selon mon état émotionnel, je la vis comme belle ou laide, agréable ou non … sans que celle-ci n’en soit pour autant changée. En tant qu’idée et sensation du moment, la couleur rouge est donc ma création psychique. Quelque chose de vide.

Mon corps, avec son sang rouge, est donc au moins un processus et une idée ; vide de toute entité propre dont on puisse dire de façon sûre: ceci est mon corps, avec mon sang, qui est rouge. Pour la cosmogonie bouddhique, qui étend cette analyse, toute chose est composée d’un certain dosage de chacun des cinq éléments surgis du vide initial dans le processus de cosmogénèse. L’image est la même pour le Bouddha, le moi humain est compris comme une dynamique constituée de cinq éléments, repris ici dans le Sutra du Cœur: la forme corporelle, la perception que nous en avons, la sensation que cette perception produit, les facteurs d‘existence que cette perception éveille en nous (les vents karmiques, dans le contexte tantrique) et la connaissance discriminante du monde qui en résulte.

Le seul aspect concernant l’existence d’une chose et qui ait une réalité absolue est donc le vide ; vide que nous désignons dans notre langue par le terme de « vacuité », repris dans cette version du Sutra du Cœur. Dans le Bouddhisme tibétain et d’un point de vue supérieur, dix huit manières ou niveaux ont été imaginés pour permettre de percevoir la vacuité d’un phénomène.

La réalité ultime de ma conscience n’est pas seulement vide, elle est aussi clarté et félicité, selon l’analyse tantrique. Dire qu’une chose est vide, mais aussi claire et heureuse en elle-même, indique en conséquence qu’elle est une dynamique dénuée de toute existence autonome et propre, sans falsification ni source de souffrance aucunes. Les phénomènes dépendent les uns des autres et, en les observant comme des agrégats des cinq éléments, eux-mêmes surgis du vide originel marquant le début du processus cosmogonique, nous libérons les phénomènes de nos concepts et projections habituels, de notre confusion. Ainsi libérés, nous touchons du doigt notre manière discriminante et subjective de concevoir le monde et donc notre ignorance fondamentale. Nous pouvons alors substituer la connaissance à cet ensemble d’habitudes que nous mettons en œuvre pour masquer notre ignorance. Cette connaissance n’est pas livresque ou conceptuelle, elle est obtenue par la pratique de la méditation et l’apparition de la vertu de sagesse transcendante. Cessent alors les vues perverties comme la croyance en une existence ego individuée (le moi), la sensation des trois temps (ma vie, mes vies), nos falsifications (nos stratégies pour nous affirmer et faire « notre vie » dans le sens du samsara) … et donc toute souffrance. Le bonheur en résulte en tout temps, en tout lieu et en tout acte.

Ce processus reprend les trois ultimes expériences vécues par le Bouddha lors de son Eveil final. Cet état de conscience de la Prajnaparamita peut être obtenu, selon la technique bouddhique, par la méditation de mudras (avec yidams), de mandalas (avec yantras) et de mantras (avec bijas).

Le texte donne un des mantras permettant de faire surgir cette intuition transcendante et, de là, le nirvana :

« Gate, gate, paragate, parasamgate bodhi svaha ».

Dans le courant de cette ligne doctrinale, Mikao Usui nous a légué plus modestement une pratique d’imposition des mains et un ensemble de techniques curatives ainsi qu’un petit code éthique. Toutefois, l’objectif est le même d’atteindre le nirvana, la délivrance du cycle des renaissances. Il écrivait:

« Je suis vraiment et fermement convaincu que, derrière ce système de soins, il est possible d'atteindre la délivrance du cycle des renaissances2 ».

Nous sommes ici à mille lieues du spiritualisme avec son idée d’âme éternelle, de réincarnation et ses théories fumeuses. En Occident, c’est pourtant dans ce milieu que le Reiki s’est enraciné en premier lieu ; certainement parce que c’est là qu’il était le plus nécessaire en tant que « remède universel ».

Voici le texte du Sutra du Cœur :

« Quand Kannon Bosatsu s'engagea dans la pratique de la sagesse intuitive transcendante, la Prajnaparamita, il perçut la présence des cinq agrégats composant le moi et se rendit compte que leur nature essentielle était d'être vides.

Ô Sariputra, ici la forme est vide et la vacuité devient forme. La forme n'est rien d'autre qu‘un des modes de la vacuité ; ici, la vacuité n’est rien d'autre que formes. Ce qui est forme est vide ; ce qui est vacuité devient forme. La même chose peut être dite de tout autre des cinq agrégats, en plus de l’agrégat de la forme: la sensation, la perception, les facteurs d‘existence et la connaissance discriminante.

Ô Sariputra, ici, la caractéristique de toute chose: c'est le vide. Elles ne sont pas nées donc elles ne seront pas anéanties ; elles ne sont pas entachées car elles ne sont pas immaculées ; elles ne croissent pas car elles ne décroissent pas non plus.

C'est pourquoi, ô Sariputra, dans le vacuité, il n'y a pas de forme, pas de sensation, pas de perception, pas de facteurs d‘existence, pas de connaissance discriminante. Pas de perception, car pas d‘organes des sens comme les yeux, les oreilles, le nez, la langue. Pas de facteurs d‘existence, car pas de corps, ni même de psychisme individuels. Pas de connaissance discriminante, car pas de forme, pas de son, pas de couleur, pas de goût et pas de toucher. Pas de corps, car pas d'objet et donc pas de vision du monde.

Ceci réalisé, nous allons au delà du monde de la conscience individuelle, où il n'y a pas de savoir et non plus pas d'ignorance, vers un endroit sans vieillesse et sans mort, sans extinction de la vieillesse, ni cessation de la mort. Il n'y a pas là de souffrance, pas de cumul, pas d'anéantissement, pas de sentier. Il n'y a pas là de savoir, pas de fruit du savoir, et pas de réalisation à obtenir, car il n'y a pas d'aboutissement.

Dans la conscience du Bosatsu qui s'appuie sur la Prajnaparamita, la vertu de sagesse intuitive transcendante, il n'y a pas d'obstacle ; et en allant au delà des vues perverties, il atteint le Nirvana final, la cessation totale de toute existence ego individuée Tous les Bouddhas des trois temps, passé, présent et futur, appliquant la Prajnaparamita, atteignent les plus hauts degrés de l'Illumination. C'est pourquoi chacun doit savoir que le mantra de la Prajnaparamita est le plus grand ; le mantra sans égal capable d'abolir toute souffrance. Ce mantra est vérité parce qu'il est sans falsification. C'est le mantra perçu en état d‘intuition de sagesse transcendante et il dit : « Gate, gate, paragate, parasamgate bodhi svaha ».

Par lui, c’est l‘essence même de notre cœur qui est emportée sur l'autre rivage, sur les rives de l‘Eveil spirituel, et au-delà même de ce rivage ».

Notes:
1. R. Tajima, « Le Sutra de Mahavairochana », éd. Maisonneuve, Paris, 1934.
2. Source : http://www.reikitibetain.com, Quelques écrits inédits du Dr Usui.

Source : REIKI, médecine mystique du Dr Mikao Usui
bLama nGakpa Kunzang / Pascal Treffainguy


Prajna en sanscrit, au Japon, Hannya. Connaissance supérieure et directe de la vérité qui mène à la libération.
Paramita en sanscrit, littéralement « arrivé de l'autre côté » sont six activités transcendantales qui prennent place spontanément dans le sentier du bodhisattva. Ce sont : la générosité, la discipline, la patience, l'énergie, la méditation et la connaissance.
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Le Sutra du Cœur, le « Prajna Paramita Hridaya Sutra »

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