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L'éthique shintoïste et les préceptes reiki

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Jew




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Date d'inscription : 14/05/2013
Age : 25

MessageSujet: L'éthique shintoïste et les préceptes reiki Lun 21 Avr 2014 - 9:10

L'éthique shintoïste



A rapprocher des 5 préceptes du Reiki Ryohô.
 
"Aujourd'hui seulement,
Pas de colère,
Pas de souci,
De la gratitude,
Du dur labeur,
De la bonté envers autrui."
 
L'éthique shintoïste [...] Loin d'élaborer une abstraite loi morale, le shintô s'est efforcé de résoudre au mieux les problèmes qui se posent aux hommes durant leur vie terrestre. Ainsi que le notait H. Kishimoto, cité par J. Herbert :
 
" Le Shintô s'efforce de résoudre les problèmes qui se posent à l'homme sur un plan au-delà de celui de la bonne et de la mauvaise conduite [...]. La question de savoir si l'homme se conduit bien on mal n'est pas de même nature que le problème qui consiste à libérer l'homme de ses soucis et de ses anxiétés; au Japon la religion a concentré ses efforts sur ce dernier problème [...] ; elle ne s'est pas soucié d'élaborer des principes moraux qui régissent la vie sociale des hommes. " (Op. cit.)
 
En fait, et mieux qu'une morale, le shintô impose à l'homme de se conformer à la volonté des kami, d'accepter le mode de vie légué par les kami, ses ancêtres, et d'agir toujours en conformité avec le cours normal de la nature. Cette idée que l'homme doit adopter se nomme kannagara no michi (voie divine) (cf. supra). Disons un mot de michi, traduit habituellement par " voie ". Il signifie aussi " enseignement ", " doctrine ", " principe " et implique pour le Japonais l'idée de perfection. Une chose ou un comportement qualifié de michi est nécessairement quelque chose de bon, de correct, de partait. Un homme michi est un être juste et droit, etc. Comme le précise Harada : " Michi " est une composante reçue du ciel, c'est l'idéal céleste qui doit être réalisé dans l'humanité [...], michi exprime une conviction [...] qui relie le sujet de façon solennellement impressionnante à la hauteur et à la profondeur du grand Tout ".
 
Quant à l'expression kannagara no michi, il la qualifie d'"idéal religieux du peuple, une obéissance inconsciente à la Voie [...] Agir en conformité avec le cours de la Nature sans effort conscient, (qui est) la volonté des Dieux. La volonté des Dieux s'accomplit dans tout ce qui agit naturellement [...] Tel est le coeur du michi japonais. " (Faith of japan.) Dans cette optique, la mise en pratique d'une morale ne peut qu'avoir sur l'homme une " action paralysante " et (elle empiéterait) sur la liberté qui est son héritage et dont il a besoin ". (J. Herbert, op. cit.). N. Hiraï, cité par J. Herbert, a pu écrire : " Dans les diverses morales religieuses, les jugements sur le bien et le mal ne conservent ni le même sens ni la même valeur selon les individus. Dans le shintô, nous insistons plutôt sur une attitude de vie dynamique, qui en elle-même amène les gens à se comporter moralement; nous ne désirons pas appliquer sous la contrainte des vertus rigoureusement formalisées. "
De son côté, Motoôri pense même que l'homme est doué " naturellement " de sens moral :" Puisque les êtres humains ont été produits par l'esprit des deux Dieux créateurs, ils sont naturellement doués de la connaissance requise sur ce qu'ils doivent faire et ce dont ils doivent s'abstenir ... " (J. Herbert, op. cit.)
 
Afin de suivre correctement la kannagara no michi, un ensemble de vertus est enseigné ou plutôt recommandé par le shintô. La plus fondamentale de ces vertus est makoto, souvent traduit par " sincérité ", mais qui englobe des concepts plus profonds. S. Ono traduit ce terme par " vérité "," non pas au sens d'une simple loi universelle abstraite, mais une valeur individuelle concrète applicable à chaque acte ou fait particulier; elle embrasse notamment l'honnêteté, la véracité, la conscience". (J. Herbert, cit.) Makoto semble même être l'essence de l'esprit de l'homme. "Le coeur de sincérité est la manifestation la plus pure de l'esprit de l'homme ... Sincérité signifie que des paroles vraies deviennent des actions vraies ... La source dont proviennent la beauté, la bonté et la vérité est née de la sincérité." (Kokutaï no hongi.)
 
Makoto, pour d'autres commentateurs, comme N. Hiraï, déjà cité, "est la façon sincère d'aborder la vie, avec tout son coeur, une attitude dans laquelle rien n'en éludé ni traité négligemment. Elle résulte d'une prise de conscience du Divin". Et c'est en servant avec makoto (d'où dérive le sentiment du mono no aware) les kami, que l'homme se conforme à leur volonté, devenant un homme de michï, un " Homme de Voie ", celui qui suit correctement le chemin voulu par les kami, accomplissant parfaitement son kannagara no michi.
 
De makoto découlent plusieurs vertus qui, toutes, s'enchaînent plus ou moins Nahoki koto (droiture), englobant le koto dama (âme des mots), c'est-à-dire le bon usage de l'expression, ainsi que l'affection et la tendresse; et koto muke (parole dirigée), afin d'apporter l'harmonie dans les rapports. 
 
Tadashiki nahoki (correct et docile), mais que l'on traduit par " honnêteté ", la vertu qui consiste à éviter " toute erreur en paroles ou en actions ". 
 
Wa (harmonie), mais qui renvoie à l'idée collective contenue dans " nous ". Il implique le sens de " solidarité " des personnes entre elles au sein d'une communauté, que traduit bien l'expression ware no kuni (notre pays), où règne l'harmonie. Selon les prêtres shintoïstes, c'est " une combinaison harmonieuse de ce qui existe ". Sur le plan individuel, wa, qui résulte, pour de nombreux shintoïstes, de l'harmonie entre l'ara mitama et le nigi mitama, est le " sentiment de ne pas être en conflit avec son milieu ". (J. Herbert, cit.). C'est la paix intérieure éprouvée par une personne. 
 
Akashi (pureté et joie du coeur).
 
Ce sont des vertus, liées entre elles, absolument centrales dans le shintô, car elles constituent l'élément spirituel de la purification, rite auquel le shintô accorde une grande importance. D'autres vertus existent encore, revêtant un caractère plus ou moins vital. Nous ne citerons que les plus importantes : 
 
Kansha (gratitude), que l'homme doit manifester envers les kami, le Tennô, la Nation, la société, le supérieur, la famille. 
Kenshin (offrande du corps). C'est le don qu'une personne fait de ses biens et de son propre corps mais, cela, dans un élan spontané et sans compromission ni calcul. Le don se fait envers les kami, le pays, le Tennô et l'ensemble de la Création. Les Nippons actuels l'assimilent au dévouement à l'intérêt commun. 
Itsu kushi bi (bienveillance). Dans le shintô, ce principe est fondamental dans les rapports qui lient les hommes entre eux. D'origine confucéenne, cette vertu était étrangère au Japon primitif. 
Uyamau (témoignage de respect), attitude que l'on adopte envers ses supérieurs, les nobles, les chefs, etc. 
Tsutsushimi (circonspection). C'est la soumission aux règles de prudence et de retenue que l'on adopte afin d'éviter tout manque de respect et tout échec. 
Kôkô (piété filiale). Vertu cardinale du peuple japonais qu'il met en pratique, non seulement envers ses parents vivants, mais aussi vis-à-vis des ancêtres et de la postérité à naître. C'est le devoir essentiel de l'attitude religieuse du Nippon. 
Tsuï shin (puissance du corps) est le fait pour un homme d'être industrieux et travailleur. 
Ren chi shin (conscience de la honte) renvoie à l'idée d'honneur, si importante pour le Japonais (et tout homme bien né). Il remplace avantageusement l'idée de péché qu'une mauvaise action ou attitude peut entraîner et qui est le lien qui rattache les Nippons au monde de l'éthique.
 
Au final, la source de l'éthique shintoïste se trouve dans l'homme. Ainsi que le notait I. Nitobe, cité par J. Herbert : 

 
" Connais-toi toi-même; reviens sur toi-même dans ton esprit, vois dans ton coeur un Dieu intronisé, qui décide ou ordonne telle ou telle chose; obéis-lui et tu n'auras pas besoin d'autres Dieux. "
 
Source : Shinto de Bernard Marillier (auteur).
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