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Qu'est-ce que le Reiki Usui ?

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Jew




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MessageSujet: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Lun 25 Nov 2013 - 16:32

« Chacun est responsable de sa propre santé ou sa propre maladie. »
Gautama Bouddha.
Le Reiki est une méthode de soin et de bien-être qui repose sur le principe de la bonne circulation de l’énergie corporelle. Il est administré par les mains, apposées à différents endroits du corps par un praticien préalablement formé. Le Reiki renforce les défenses naturelles, procure une profonde détente, et constitue ainsi un excellent complément aux traitements médicaux. Il aide également à garder le corps en bonne santé, et l’esprit serein.
On pourrait ainsi résumer le Reiki, mais il y a beaucoup plus à dire, tout particulièrement pour ceux qui souhaitent aller au-delà de son aspect de guérison extérieure. C’est pourquoi beaucoup d’encre a déjà coulé sur le Reiki, souvent en bien pour constater ses effets positifs, parfois en mal pour dénoncer le charlatanisme et les dérives quasi sectaires.
Dès lors, le présent article ne se risquera pas à surenchérir, à confirmer, ou à infirmer. Il s’essaiera seulement à donner un aperçu réaliste du Reiki, sans embellissements, sans témoignages de guérisons miraculeuses, ou de visions mystiques… simplement présenter ce que le Reiki peut faire et ne peut pas faire, et comment il est pratiqué de nos jours.
Si je me risque néanmoins à donner mon opinion en de nombreux endroits, elle ne devra être prise que pour ce qu’elle est ; ni plus ni moins qu’un avis. Quant aux quelques conseils épars, ils sont le souhait d’un praticien comme beaucoup d’autres de partager ce qu’il a appris du, et par, le Reiki.
Nous trouvons dans les premières années du Reiki plusieurs éléments qui influeront profondément sur les pratiques actuelles. Nous commencerons donc par brosser le portrait historique qui suit. Ensuite suivra un descriptif des possibilités du Reiki à chaque degré, les limitations et précautions, et enfin quelques réflexions personnelles.

Préliminaire historique


Le Reiki a été découvert (certains diront « redécouvert ») par Mikao Usui au début du 20e siècle. Féru de religion et possédant probablement certaines connaissances ésotériques bouddhistes, il aurait voulu retrouver la méthode de guérison par imposition des mains utilisée par Bouddha, le Christ, et bien d’autres encore.
Au terme d’un jeûne de 21 jours au sommet d’une montagne, une illumination lui révéla l’existence d’une énergie universelle et les façons de la canaliser pour guérir. Il nomma ce flux « Rei- » (universel) « ki » (énergie).
Sans trop s’étendre, il convient à ce point de préciser que certaines variantes plus ou moins importantes du récit existent ; Usui est parfois bouddhiste, parfois chrétien. Certains écrivent qu’il a lui-même été miraculeusement guéri par la vision d’un Bouddha, d’autres n’en font aucune mention. On met même en doute la révélation au profit de l’étude de textes anciens…
Il n’en reste pas moins qu’Usui utilisa avec succès cette méthode de guérison pour traiter les malades. Il le fit sans demander de compensation, par simple compassion. Mais il constata bientôt que les soignés revenaient à lui quelque temps plus tard, en souffrant à nouveau des mêmes maux ! Il s’aperçut alors que la plupart de ses patients trouvaient un intérêt quelconque à leur état, et que cet attachement provoquait le retour des afflictions.
Usui en conclut qu’une guérison complète et durable nécessitait de traiter non seulement le corps, mais aussi l’esprit. De plus, le patient devait être responsabilisé dans le processus de sa propre guérison, ce qui impliquait qu’une forme de rétribution soit établie. Il allait le plus souvent s’agir d’un « échange de services », alors que de nos jours et sous nos latitudes, c’est typiquement d’argent dont il est question.
Usui continua à pratiquer le Reiki et commença à l’enseigner, sous la forme de six initiations, bien que le terme de syntonisation soit plus approprié de par la nature vibratoire du Reiki. En 1922 est fondé l’institut Usui Reiki Ryoho Gakkai. L’année suivante, Usui et ses élèves donnèrent au Reiki sa première reconnaissance publique en assistant les victimes du tremblement de terre qui secoua Tokyo. Il reçut une haute distinction de l’Empereur du Japon, et la réputation du Reiki traversa les frontières.
C’est peut-être à cause de cet intérêt croissant que la santé de Usui commença à décliner. Sentant son corps faiblir, il transmit à son élève Yoshiharu Watanabe toutes les connaissances qu’il avait amassées sur le Reiki.
Mikao Usui décéda le 9 mars 1926. Sa stèle funéraire dénombre 2.000 élèves même si Usui lui-même n’en répertoria « que » 700.

Passage à l’occident et scissions


C’est Hawayo Takata qui contribua le plus à amener le Reiki en occident. Cette Hawaïenne fut initiée suite à son impressionnante guérison dans la clinique de Chujiro Hayashi, docteur en médecine et maître Reiki initié par Usui. Culturellement plus proche des États-Unis, Takata initia ensuite 22 maîtres, dont plusieurs Occidentaux.
L’enseignement transmis fut toutefois différent de celui d’Usui et ses premiers élèves. On suppose notamment que plusieurs éléments spirituels furent omis, peut-être parce qu’ils n’étaient pas appropriés aux Occidentaux. La modification la plus flagrante reste l’initiation en elle-même, qui passa de six à trois niveaux.
Peu de temps après le décès de Takata, le Reiki occidental connut sa première scission avec l’école fondée par Barbara Weber, et celle de Phyllis Furumoto. Cette dernière se déclara Grand-Maître et seule porteuse reconnue de la lignée d’Usui… ce qui n’empêcha pas de nombreuses autres scissions de s’ensuivre.
Quant à l’institut Usui Reiki Ryoho Gakkai, il existe encore de nos jours, mais il est difficile d’y être invité. Il ne compterait qu’environ 500 initiés, et seulement une dizaine de maîtres.

Les cinq principes de vie


Présentés comme fondement intégral de la pratique du Reiki, les cinq principes auraient été posés par Usui lorsqu’il s’aperçut de la nécessité d’adapter le mode de vie d’un individu pour garantir une guérison durable. Il est probable qu’il se soit inspiré d’auteurs antérieurs, notamment de l’empereur Meiji.
Ces principes sont :
- Aujourd’hui, sois sans soucis.
- Aujourd’hui, sois sans colère.
- Fais preuve de bonté à l’égard des autres.
- Gagne ta vie honnêtement.
- Montre de la gratitude.
Les deux premiers principes sont intimement liés à la bonne santé, puisque colère et soucis provoquent facilement des blocages énergétiques. Le troisième se retrouve quelque peu dissimulé dans la pratique du troisième degré (plus longuement abordé par après). On peut interpréter le quatrième comme une mise en garde contre l’utilisation pécuniaire du Reiki. Quant au cinquième et dernier principe, il représente l’indispensable humilité du pratiquant devant ses patients, la vie, et le Reiki en lui-même.
S’ils ne sont pas indispensables en tant que tels à la pratique du Reiki, ces cinq principes sont réellement en adéquation avec la pratique. On conseille de les méditer régulièrement, voire de les réciter à plusieurs instants de la journée, ou avant d’administrer du Reiki.

Le Reiki du premier degré (Shoden)


Le passage du premier degré est souvent le plus marquant. Techniquement parlant, il s’agit d’une véritable « ouverture » du corps, qui se retrouve immédiatement parcouru par une grande quantité d’énergie, au point que le flux peut être physiquement ressenti.
Le Reiki pénètre dans le corps par le sommet du crâne, et de là se répand dans tout l’organisme. Ce parcours est parfois décrit comme une double spirale (sens horlogique et anti-horlogique), qui passe par les endroits du corps auxquels on attribue traditionnellement l’emplacement d’un chakra. Les mains sont particulièrement irriguées parce que c’est par elles que le Reiki est le plus volontiers transmis. C’est pour cette raison qu’une sensation de chaleur palmaire intense accompagne souvent la pratique.
Directement après la dernière des quatre parties qui composent la syntonisation du premier degré, s’amorce une profonde modification énergétique du corps. On l’assimile souvent à un processus de purification physique (le Reiki est en effet particulièrement efficace pour débarrasser le corps de ses toxines), sans oublier un important pendant spirituel. En effet, si le corps se purge effectivement de ses impuretés, l’esprit ne sera pas en reste, et connaîtra lui aussi un renouveau.
Contrairement au parcours habituel du Reiki, cette purification commence par le bas du corps et œuvre trois jours durant dans chacune des zones des chakras corporels majeurs. Il faut donc vingt et un jours pour que le dernier chakra, celui de la couronne, achève le cycle.
Il s’agit d’un processus très important, car il permet une prise de conscience de nombreux blocages énergétiques, certains très anciens et insoupçonnés auparavant. Un travail sur soi peut alors débuter. Sa qualité sera pour beaucoup dans la pratique future.
Un corps et/ou un esprit bloqué entravent en effet la bonne circulation du Reiki. Tout praticien, aussi qualifié soit-il, reste tributaire de son propre état énergétique. Si son corps a des blocages, l’énergie s’écoulera moins bien, et il lui sera plus difficile de la redistribuer. C’est pourquoi, avant de chercher à traiter les autres, l’initié du premier degré est encouragé à être à l’écoute de lui-même. Il peut ainsi apprendre à identifier ses maux, puis à les soigner, avant d’œuvrer à se maintenir en bonne santé. C’est un processus continu et très important au cours des trois degrés.
Dès la fin de la syntonisation au premier degré, l’initié est capable de canaliser le Reiki. Le mot « canaliser » est à souligner. Il indique très justement que le shoden n’est qu’un canal pour cette énergie ; il n’en est pas la source, et ce n’est pas non plus son énergie personnelle qu’il transmet. Il s’agit bel et bien d’une énergie extérieure, qui transite par son corps, et rejaillit par ses paumes. Le praticien ne ressentira donc aucune faiblesse, il sera bien au contraire lui aussi revigoré par le Reiki. Il n’absorbera pas non plus les maux de son patient.
Il n’y a aucune forme de contrôle à chercher au premier degré. L’important est au contraire de cultiver l’humilité par rapport au Reiki. Car le shoden s’apercevra bien vite qu’il ne s’agit pas d’un talent qui s’allume et s’éteint à volonté. La plupart du temps, il suffira de commencer à apposer les mains pour que le Reiki s’écoule de lui-même… mais il peut arriver que rien ne se produise, et cela, indépendamment du grade du praticien ou de la personne à traiter ! Les explications plus ou moins pertinentes sont nombreuses pour tenter de comprendre ces exceptions.

Le Reiki du second degré (Okuden)


Avec le second degré, le praticien commence à appréhender la nature universelle du Reiki. Cela se traduit par un dépassement des notions de temps et d’espace, et par une compréhension plus profonde des niveaux d’actions du Reiki.
Pour faciliter cet apprentissage, trois symboles seront enseignés à l’okuden. Le premier a une forme de spirale, intrinsèquement liée au Reiki. Il permet d’influer plus ou moins sur la puissance du flux. Le second ne représente rien de particulier, et est utilisé comme symbole de purification, mais aussi pour travailler sur les aspects émotionnels du patient. Le troisième rassemble cinq kanji japonais, et son sens précis est sujet à discussion. Toujours est-il qu’il permet de passer outre les limites du temps et de l’espace.
Les plus sceptiques tiqueront sans doute à ce niveau. Il faut toutefois se rappeler que les concepts d’interconnexion des choses et des incarnations font partie intégrante de la culture orientale. Pour nous autres occidentaux, nous pouvons l’illustrer par le fameux « effet papillon » ; tous les évènements et tous les êtres sont inévitablement influencés les uns par les autres. En y ajoutant le théorème physique selon lequel tout est énergie (ou niveaux de vibration), l’initié du second degré découvrira que la véritable indépendance n’existe pas, et qu’il y a véritablement un lien qui unit tout. À travers cette connexion intrinsèque, le praticien pourra envoyer du Reiki à distance, et même dans le temps, bien que cela soit plus difficilement vérifiable. Au niveau individuel, il pourra en tout cas traiter les affects du passé, et préparer ceux du futur.
Après un peu de pratique, les symboles deviendront superflus et seront remplacés par l’intention de l’okuden. Le syntonisé de ce niveau pourra également commencer à expérimenter l’usage du Reiki en dehors du cadre de la guérison, comme décrit plus bas.
Le Reiki du troisième degré (Shinpiden)


Ce degré est le plus mal compris. Parce qu’il est généralement appelé celui du « Maître », on lui donne en effet un sens péjoratif. Or, cette appellation n’implique nullement une supériorité sur les autres, mais renvoie à la philosophie profonde du Reiki, qui est la maîtrise de sa propre vie.
En se faisant syntoniser à ce degré, le praticien passe du traitement des symptômes à l’empêchement de leur apparition. C’est une nouvelle étape dans le processus de prises de conscience amorcé dans le premier degré. À la différence que là où les changements étaient plutôt réactifs, par rapport à des évènements passés, ceux du Shinpiden sont proactifs et portés sur le futur, tout en étant ancrés dans le présent.
Pour cela, il apprend à se mettre à l’écoute de lui-même, de manière à adapter son existence pour en éliminer toutes les sources de maux et de maladies. Au-delà de l’attention du corps, le maître doit accéder à l’essence profonde de son propre être, afin de se percevoir dans toute sa réalité intrinsèque. Il se défait en quelque sorte de tous ses habits superflus, qu’ils soient sociaux ou émotionnels, tous les masques qu’il a bâtis au long de son existence au point d’en oublier sa véritable identité.
C’est une mise à nu fastidieuse, mais extrêmement bénéfique. Le maître qui parvient à reprendre contact avec lui-même retrouve une unité d’être oubliée, et y puise une énergie d’accomplissement considérable. Celle-ci lui servira à apporter de grands changements à son existence, afin de la rendre conforme à ses aspirations. C’est une chance unique d’ouvrir les portes de sa propre réalisation.
De nombreux maîtres rebroussent chemin en réalisant les sacrifices à effectuer, et surtout les conséquences que ses choix pourront avoir sur son environnement et ses proches. Il faut bien avouer que ce petit Éveil est parfois radical et difficilement compréhensible d’un point de vue extérieur.
Outre ces changements internes, le nouveau shinpiden reçoit un quatrième et dernier symbole. Cet idéogramme japonais regroupe en son sein les trois premiers et peut être utilisé en leur lieu et place. Le symbole du maître est un retour à la source, à l’unité, et reflète le retour vers soi du praticien. À ce titre, il peut aussi être utilisé comme support de méditation.
Il a une multitude d’autres usages pratiques. Il permettra par exemple d’établir un lien passif entre une personne et le shinpiden, de sorte qu’un transfert de Reiki se fera automatiquement en cas de besoin. De manière plus générale, de par sa qualité de jonction à la source Reiki, il peut être utilisé dans n’importe quelle circonstance.
Nanti d’une telle connexion, le maître atteint naturellement un plus haut niveau d’interaction avec le Reiki. L’énergie universelle devient une partie intégrante de lui, il n’y a plus de pratique et de non-pratique, il n’y a plus que l’être. Le Reiki est canalisé si naturellement qu’il ne sera pas rare que l’énergie afflue spontanément, sans qu’elle ne soit sollicitée. Souvent, le praticien ne sera même pas conscient de la personne vers qui elle se dirige. Ce pourra être quelqu’un dans son entourage immédiat qui a un besoin conscient ou inconscient de Reiki, ou même quelqu’un d’éloigné qui a établi une connexion volontaire ou non.
Là encore, les sceptiques fronceront les sourcils. Mais cette fois, je ne peux hélas apporter que quelques propositions d’explications : certains praticiens diront que le Reiki a une forme de conscience, et qu’il se dirige vers qui en a besoin. D’autres qu’il s’agit d’une sorte de processus de vases communiquant énergétiques, dans lequel le Reiki afflue automatiquement vers les corps déficitaires par le biais du praticien…

Le Reiki du « quatrième » degré (Gokui kaiden)


Je mets ce quatrième degré entre guillemets, car il s’agit d’une continuité directe du troisième degré. Si beaucoup d’enseignants séparent les deux, c’est principalement dans un souci de clarté pour le shinpiden nouvellement initié, qui a déjà beaucoup à faire au sortir de sa syntonisation.
Le degré d’enseignant n’est pas une nouvelle initiation, c’est l’apprentissage des méthodes pour syntoniser d’autres personnes qui se fera souvent par l’observation et le questionnement.
Encore une fois, la dimension spirituelle de ce degré dépasse sa technicité. La méthode d’initiation en elle-même est surtout un fil rouge ; en étant à l’écoute de son ressenti durant la syntonisation qu’il effectue, le praticien se rendra rapidement compte qu’il sera poussé à faire tel ou tel geste plutôt qu’un autre, insister sur une certaine partie du corps, voire même carrément abandonner l’initiation en cours. C’est peut-être pour cette raison qu’il existe de nombreuses variantes du déroulement de la syntonisation, et qu’elles sont presque toutes valables.
Une fois qu’il commence à syntoniser d’autres personnes, le praticien devra s’engager à transmettre un savoir aussi complet que possible, sans volonté de garder ses connaissances pour lui, ou pire, de s’en servir pour gagner un aval sur ses élèves.
Je suis de ceux qui croient qu’un lien se créé entre l’enseignant et l’élève au cours de chaque syntonisation. Il peut être plus ou moins fort selon les cas, mais le maître est toujours responsable dans une certaine mesure de l’usage du Reiki que feront ses initiés. Car si le Reiki en tant que tel ne peut causer de tort, on peut hélas s’en servir pour sa propre gloriole, ou gagner de l’argent en utilisant le désespoir des malades lourds. C’est à l’enseignant de faire en sorte que ces dérives n’adviennent pas.

… Et ensuite ?


C’est la question que certains se poseront peut-être après avoir été initiés au troisième degré. Si on me la posait, je répondrais en résumant par « Pratique, apprends, sois », le Reiki ne finissant pas avec le passage au degré du maître, mais ne faisant bien au contraire qu’y commencer.
Il est vrai que le chemin jusque-là bien balisé devient brusquement flou. Il n’y a plus de normes, plus d’indications de ce qui peut être fait, avec quelle position de mains, à quel moment, avec quel symbole. Le Reiki devient un chemin de vie personnel à expérimenter et redécouvrir jour après jour. Une démarche en toute simplicité dont la portée intérieure dépasse de loin celle de sa pratique extérieure.
Pour certains il est inconcevable que le Reiki puisse se réduire à n’être que cela. On assiste alors à un foisonnement continu de sous-systèmes, de scissions, fusions, et autres ajouts divers. Des dizaines de nouveaux symboles apparaissent, des nouveaux degrés, des éléments d’une religion ou d’une autre, des secrets oubliés, des couleurs, des flammes, l’Atlantide, des anges, des totems,… tout semble bon pour combler le vide de cette si puissante simplicité.
Le Reiki d‘Usui est vierge de dogmes et de croyances. Son essence fait qu’il n’y a nul besoin de faire autre chose que tendre ses mains et laisser le Reiki œuvrer, et apaiser les maux. C’est ainsi qu’Usui l’a reçu, l’a pratiqué et l’a transmis. Il me paraît donc sage de cesser de vouloir en faire le jouet de nos convictions, et le laisser être simplement ce qu’il est ; l’énergie universelle. N’est-ce pas largement suffisant ?
Un véritable canif suisse énergétique
Le Reiki peut être utilisé pour une multitude d’usages qui sortent du cadre de la guérison. De nombreux praticiens s’en servent par exemple pour purifier l’aura des personnes, des animaux, des objets, ou des endroits. Certains rapportent qu’administrer du Reiki aux aliments leur donne plus de goût. De par son caractère universel, il peut également être associé à presque toutes les pratiques énergétiques.
Si l’amalgamer à la pratique d’une religion peut le détourner de sa nature non dogmatique, il n’en reste pas moins qu’il y trouvera facilement une place. Pour citer quelques exemples courants, on peut penser notamment au shéfa décrit par les kabbalistes juifs, dont la description rappelle étrangement celle du Reiki. On se souvient également du pouvoir guérisseur des mains du Christ. Quant au bouddhisme mahayana, ses bouddhas de médecine sont à fait en adéquation avec les principes de compassion et de guérison du Reiki.

Limitations et risques


Dans l’émerveillement qui suit la syntonisation au Reiki et les premières guérisons effectuées, la tentation est grande de croire que le Reiki peut tout guérir d’un claquement de doigt. Le praticien, quant à lui, peut en venir à se considérer comme une sorte d’« élu » guérisseur.
Ce sont là deux grands écueils, directement liés à l’ego, qui guettent les praticiens de tous les niveaux.
Premièrement, pour aussi puissant qu’il soit, le Reiki reste une méthode de guérison naturelle. Ce n’est pas la main de Dieu qui surgit des cieux pour faire disparaître la maladie, c’est le corps qui voit son processus de guérison facilité. Je serai dès lors très catégorique en disant que le Reiki ne doit JAMAIS remplacer un traitement approprié, qu’il soit chirurgical ou médicamenteux. On peut garder ses phantasmes de miracles pour des maux bénins, mais lorsque la vie d’un patient est en jeu, le praticien a pour devoir de l’inciter à tout mettre en œuvre pour favoriser sa guérison.
Lorsque tout échoue vient le moment de nous souvenir que malgré la souffrance et l’incompréhension que l’on peut légitimement ressentir, la mort fait partie intégrante de la vie. Il y a un moment où le corps cède, aucun praticien ne pourra rien y changer. Mais tout comme le Reiki peut aider à guérir, il peut aussi aider à mourir avec plus de sérénité.
Deuxièmement, le praticien est un canal pour le Reiki, ni plus ni moins. Il est le réceptacle d’une énergie universelle, qui baigne tous les êtres. S’il en reçoit plus que les autres, et peut la redistribuer, ce n’est pas un privilège exclusif ; tout le monde a la possibilité de se faire syntoniser et canaliser le Reiki. De même, tout le monde a le droit de profiter de ses bienfaits, sans distinction de conviction ou de « mérite ».
Enfin, le Reiki reste une appellation parmi tant d’autres pour des méthodes faisant appel à la même énergie universelle. Certaines se développent sans besoin d’une initiation extérieure, s’utilisent sans symboles, avec la même efficacité.
Le risque est réel de tomber sur de prétendus guérisseurs de tous les maux qui, en échange d’une somme rondelette, vont promettre que le cancer ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans deux mois, sans chimiothérapie ou autre traitement. Ces praticiens sont réellement nuisibles et risquent – à juste escient – de souffrir de conséquences judiciaires.
Moins dangereux, mais plus difficiles à reconnaître, certains praticiens pleins de bonne foi ignorent que le Reiki peut avoir des effets secondaires indésirables. Il faut par exemple se souvenir que les médicaments sont étrangers à l’organisme et naturellement éliminés par notre corps. Or, de par son action purificatrice, le Reiki accélère ce processus. Les médicaments et notamment les antidouleurs auront une durée d’action réduite. Il vaut donc mieux s’abstenir d’administrer du Reiki pendant et directement après une opération chirurgicale, ou lorsque le patient est sous perfusion d’antidouleurs lourds de type morphine.
Les patients souffrant de problèmes cardiaques devront également bénéficier d’une attention toute particulière, puisque le Reiki administré directement dans la région du plexus solaire pourra provoquer de brèves altérations du rythme cardiaque.
Bref, en l’absence de certification reconnue, la prudence et le bon sens sont de mise.

Le Reiki, panacée ?


Soyons tristement réalistes ; si le Reiki pouvait tout guérir, il y a longtemps qu’il serait reconnu, et ses praticiens auraient remplacé les médecins traditionnels. Nous savons que ce n’est hélas pas le cas, et de terribles maladies continuent d’emporter chaque jour des milliers de personnes.
Dans une mesure plus raisonnable, on pourrait au moins penser que tous les maîtres vivent centenaires, sans jamais tomber malades. Là également, la déception est à la hauteur des espérances. Les praticiens, quel que soit leur niveau, contractent eux aussi des maladies, dont ils meurent parfois. Ils ne sont même pas épargnés par les maux bénins que sont les allergies, les rhumes, ou les mycoses. Usui lui-même est décédé relativement jeune.
Les détracteurs sont plus qu’heureux d’en déduire que le Reiki n’est que de la poudre aux yeux, dont l’efficacité ponctuelle relève plus du placebo que d’une réelle action énergétique. Sans être totalement fausse, cette déduction est fort réductrice, car état d’esprit et énergie sont immanquablement liés.
C’est typique de l’occident de penser que les maladies apparaissent quasi spontanément, uniquement sujettes à des facteurs extérieurs, tels que le froid ou la pluie. On a parfois l’impression que les symptômes ont une existence propre, indépendante de leur hôte. Ils seront soignés par administration de médicaments jusqu’à leur disparition complète, sans grande distinction de la personne.
Dans les cours extrême-orientales, les médecins n’étaient payés que lorsque tout le monde était en bonne santé. Dès que quelqu’un tombait malade, on estimait qu’il avait mal fait son travail et il était puni.
Cette anecdote illustre l’attention portée en Asie sur la prévention et la personne plutôt que sur le traitement des symptômes. Soulié de Morant résume cette approche en disant : « il n’y a pas de maladies, il n’y a que des malades. »
Bien évidemment, l’existence des microbes, virus, et conditions extérieures qui favorisent leur développement est indéniable. Mais ce sont des facteurs secondaires pour la médecine orientale, qui privilégie le renforcement préventif de la personne. Pour résumer : laisser le moins possible de possibilités aux maux de se développer.
Dans le cadre du Reiki, on encouragera les non-praticiens à adopter une hygiène de vie soutenue, notamment par l’application des cinq principes. Ceux-ci aideront à adopter une attitude mentale propice à la bonne santé. Un esprit serein, sans stress ou colère, épargnera au corps la plupart des maux chroniques de notre siècle. Et une attitude positive et ouverte renforcera nos défenses naturelles, comme le démontrent de plus en plus d’études modernes.
Le corps, quant à lui, profitera d’une alimentation saine et d’exercices quotidiens, même légers. Recevoir régulièrement du Reiki viendra compléter ce programme préventif.
Celui-ci s’applique d’autant plus aux praticiens, qui pourront plus spécifiquement se tourner vers le Tai Chi, le Yoga, et l’Aikido, trois activités se mariant particulièrement bien avec la pratique du Reiki. Ensuite, et tout particulièrement à partir du troisième grade, il leur sera possible de plonger au plus profond de la pratique du Reiki.
L’essence du Reiki n’est en effet pas tant dans la guérison que dans l’écoute de soi. Comme je l’ai déjà écrit plus haut, le shinpiden Reiki est avant tout le maître de sa propre existence. En restant attentif à son corps, à son esprit, et à la vie qu’il mène, il pourra arriver à comprendre les raisons qui amènent au développement de ses maux.
Il ne s’agira plus alors de vouloir guérir à tout prix, ou de ne plus jamais tomber malade, mais de développer une relation consciente avec son propre corps. Ne plus le voir comme un simple véhicule, qu’on maudit pour ses faiblesses ou flatte pour ses mérites, mais comme une partie intégrante de son être.
Cela semble être une évidence, mais une courte réflexion suffit à réaliser à quel point la dichotomie corps-esprit est ancrée dans notre culture. Par le biais du Reiki, on peut apprendre à réconcilier les deux, et en redevenant à l’écoute de notre corps, de ses besoins, et des messages qu’il nous adresse, nous pouvons développer une vie harmonieuse avec nous-mêmes.
Cette démarche inclura parfois d’accepter la maladie et les défaillances du corps, sans chercher à blâmer celui-ci, mais avec compréhension et sérénité. Nous réaliserons alors que nous sommes responsables d’une manière ou d’une autre de bien des maux dont nous souffrons. Ce sera alors à nous de faire en sorte qu’ils n’aient plus de raisons d’apparaître.
Pour l’homme et la femme du 21e siècle, c’est loin d’être facile. Notre mode de vie est tel qu’il est souvent impossible de ne pas avoir notre lot de stress et de contrariétés, et l’écoute attentive du corps passe après des contraintes plus pressantes. Quant à la sérénité de l’esprit, on y pensera quand les factures seront payées.
Dans ces conditions, le Reiki ne peut être qu’un moment de répit et de courte guérison. Certes, c’est toujours mieux que rien, mais pour celui qui décide de maîtriser sa vie et – surtout ! – de faire ce qu’il faut pour, le Reiki révélera des trésors inestimables.

« Peu importe où vous l’avez lu, qui l’a dit, peu importe si je l’ai dit, ne croyez rien qui ne soit agréé par votre propre raison et votre bon sens. » – Gautama Bouddha.

© Christophe, 2009
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Jew




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Lun 25 Nov 2013 - 16:34

Un article un peu long mais plutôt intéressant pour toutes les personnes désirant se faire initier au Reiki. Il rejoint l'article posté par Lydie. Il présente d'un point de vue kabbalistique le Reiki Usui.

L'explication des 21 jours d'auto-traitements (cf paragraphe Shoden) est intéressante !
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Lydie




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Lun 25 Nov 2013 - 18:02

Très intéressant aussi qui remet les choses en place Very Happy 

 
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http://www.lydie-bonnet.fr/
moatib




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Lun 25 Nov 2013 - 18:13

pas mal du tout :-)
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Nadège




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Mar 26 Nov 2013 - 9:08

J'adore!!!

Merciii Jew

et je dirais; encore! encore!

:content:   
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le Reiki Usui ? Aujourd'hui à 12:36

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Qu'est-ce que le Reiki Usui ?

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